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EGO 1939-1945 a pour ambition de répertorier la totalité des témoignages publiés, de 1940 à nos jours, portant sur la France et les Français durant la Seconde Guerre mondiale. Le critère de l’édition imprimée permet de limiter l’ampleur du corpus et de préserver sa cohérence. Sans méconnaître leur importance, les autres supports d’expression de témoignages (écrits non publiés, articles de journaux ou de revues, souvenirs mis en ligne sur internet, enregistrements sonores ou audiovisuels, etc.) sont par conséquent exclus. Lire la suite...

Tout récit ou chronique pris en compte est généralement rédigé à la première personne du singulier ou du pluriel : « Je », « Nous ». Il fait part d’une expérience vécue : l’auteur exprime clairement l’intention de raconter sa propre histoire ou celle de son groupe. A cet égard, le roman, dans la mesure où il renvoie à une volonté de témoigner d’une expérience personnelle ou collective, sera pris en compte. S’il écrit à la troisième personne, l’auteur doit, par exemple, mentionner dans une préface son identification au personnage central. Ainsi en est-il de L’Officier sans nom, ouvrage de Guy des Cars publié sous l’appellation de « roman » en 1941 : dans sa préface, l’auteur explique clairement qu’il est « l’officier sans nom », mais qu’il a modifié les noms des personnes et des lieux tout en préservant la véracité du récit.
Sous certaines conditions, les recueils de témoignages publiés en volume sont également intégrés à la base de données. Il en va ainsi des recueils dans lesquels tous les témoins sont identifiés, et leurs témoignages publiés in extenso ou très largement. Sont exclus les recueils dont un seul auteur – l’éditeur scientifique ou le compilateur de fortune – est identifié sur la page de couverture, ou ceux dont les témoignages sont scindés en de multiples paragraphes selon une économie propre à l’auteur « coordinateur ».
Les mémoires ou carnets portant sur une période beaucoup plus large sont pris en compte, au cas par cas, lorsque les passages consacrés à la Seconde Guerre mondiale représentent une part substantielle de l’ensemble ou présentent un intérêt particulier.
Les publications en langue française – y compris celles éditées hors de France durant les années noires (Montréal, New York, Le Caire, Beyrouth, etc.) – forment l’essentiel du corpus. La langue française n’est cependant pas exclusive. Des Français ont en effet publié en langue étrangère et n’ont jamais été traduits. Il en a va de même, a fortiori, de témoins allemands ou anglo-saxons. Ces ouvrages – et plus particulièrement les témoignages disponibles en France dans des bibliothèques ou centres de documentation – seront retenus, sans qu’il soit possible pour autant de prétendre à l’exhaustivité dans ce domaine.