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Titre : Une Française Juive est revenue
Publication : Paris : "Echange travail", 1946
Description matérielle : 1 vol., 199 p.

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Auteur : Birnbaum, Suzanne
Années naissance - décès : (1903-?)


Genre littéraire : Récit
Période du récit : 6 janvier 1944 - 6 juin 1945
Période de rédaction : juillet 1945 - 15 octobre 1945
Lieu de rédaction : Digne (Alpes-Maritimes)

Arrêtée par deux jeunes "miliciens" (il s’agit en fait d’inspecteurs du commissariat général aux Questions juives) à Paris, le 6 janvier 1944, Suzanne Birnbaum est déportée quinze jours plus tard à Auschwitz-Birkenau. Miraculeusement rescapée des camps de la mort, cette commerçante "Française juive" prend la plume à l’été 1945 pour rédiger, dans une langue vivante, parfois mordante, ce récit précis et saisissant de vérité. Âgée de quarante ans, mesurant 1,70 m, de bonne constitution, le caractère solide, Suzanne Birnbaum survit d’abord à l’horreur d’Auschwitz. Passant le filtre de la première "sélection" (dont elle ne tarde pas à comprendre la signification), tatouée (elle porte le numéro 74 837) et enregistrée, la jeune femme travaille dans les marais à charger des caisses en bois. Entre les brimades et les séjours au "Revier" (l’hôpital), elle tient le coup jusqu’au mois de mai 1944 et une affectation chanceuse au "Kartoffelbunker", où on lui confie diverses taches (pour l’essentiel, transport et tri de pommes de terre). Intégrant peu à peu le vocabulaire et les usages du camp, l’"ancienne" parvient à obtenir une vraie "planque" : l’entretien des bassins de rutabagas macérés. Pendant cinq mois, le cauchemar d’Auschwitz est presque supportable. Au début de novembre 1944, Mme Birnbaum est transférée à Bergen-Belsen. Dans ce "pauvre camp, tout petit et mal organisé", qui paraît bien "miteux" comparé à "la froideur et la sévérité d’Auschwitz" (137-138), règnent la famine et les mauvais traitements. Par chance, elle peut quitter Belsen, le 20 février 1945, avant que le camp ne se transforme définitivement en mouroir. Envoyée à Raguhn-Saxe, Suzanne Birnbaum use ses dernières forces dans le travail en usine. En avril 1945, au comble de l’affaiblissement, elle est prise en charge par la Croix-Rouge à Theresienstadt. Après quinze jours de coma et une convalescence de fortune, elle est rapatriée en France, à Lyon puis à Paris, où elle arrive le 6 juin 1945, toute heureuse de retrouver son frère.

Laurent Joly


Thématique(s) générale(s) : Déportation raciale
Mots-clefs : Auschwitz (Pologne ; camp de concentration) , Bergen-Belsen (Allemagne ; camp de concentration) , Birkenau (Pologne ; camp de concentration) , Drancy (Seine-Saint-Denis ; camp d'internement) , Juifs (persécution) , Libération des camps (1945) , Paris (France) , Raguhn (Allemagne ; kommando de travail) , Rapatriement sanitaire , Retour en France , Theresienstadt (Tchécoslovaquie ; camp de concentration) , Travail forcé , Vie concentrationnaire

I. De Drancy à Auschwitz (7)
II. Le bloc de quarantaine (26)
III. Bloc 27. Les marais et les pierres (36)
IV. Au Revier (49)
V. Retour au Bloc 27 – Bloc 13 B (75)
VI. Second séjour à l’hôpital, la Sélection (83)
VII. Retour au Bloc 13 B (97)
VIII. La Kartoffelbunker et la Führerkommando (105)
IX. Départ en convoi : Bergen-Belsen (130)
X. Raguhn (154)
XI. Le dernier convoi : Theresienstadt (171)
XII. Retour en France (192)

Lieu(x) d'édition : Paris
Éditeur(s) : "Echange travail"
Année d'édition : 1946
Lieu d'impression : [S.I.]
Imprimeur : [S.n.]
Date d'impression
(ou dépôt légal ou achevé d'imprimer) :
[S.d.]
Note sur les éditions :

2e éd. :  Maulévrier, Hérault, 1989

Mention d'édition : 1re éd.
Édition à titre posthume : Non
Traduction :
Langue : Française
Documents annexes :
Références bibliographiques :

"Arrêtée le 6 janvier 1944 à Paris, dans sa boutique de couture, par deux miliciens, conduite à Drancy et déportée à Birkenau le 20 janvier 1944, Suzanne Birnbaum est transférée à Bergen-Belsen le 1er novembre 1944, puis à l'usine d'aviation de Rahun le 20 février 1945. Le 12 avril 1945, les Juives de l'usine sont évacuées vers Theresienstadt, où elles arrivent après un périple de huit jours. Les Allemands ont fui. Arrivée des Américains, puis des Soviétiques. Elle est rapatriée par avion le 5 juin 1945. Ce récit au ras des faits, très précis, sans aucune tentative de réflexion sur ce qui a été vécu, a été réédité en 1989 par le général Rogerie (Hérault-Editions)." (Annette Wieviorka, 1992).